Water-polo – Pro A (demi-finale retour) : Team Strasbourg – Nice (04-06-16 21h)

À deux buts du bonheur

Ce soir face à Nice, le Team Strasbourg doit gagner de deux buts s’il veut s’offrir la finale de la Pro A. Un tel résultat, acquis dans un contexte extra-sportif préoccupant, serait une formidable récompense pour tout le travail effectué.

Un seul paramètre conduira le Team Strasbourg vers la victoire : la force collective.
photo DNA – Jean-Christophe dorn

Gagner 2-0, 8-6, 18-16, 75-73 ou 3 634-3 632, peu importe. Les Strasbourgeois, dominés 11-10 mercredi soir à Nice, ont une mission aussi simple que redoutable : s’imposer avec au moins deux buts d’écart pour se hisser en finale de Pro A où les attendent des Marseillais qui, eux, ont neuf buts d’avance sur des Montpelliérains pulvérisés en demi-finale aller.

À 32 minutes d’une espèce d’extase

Les Alsaciens sont à 32 minutes d’une espèce d’extase qu’ils vont devoir se construire, seconde après seconde face à des Azuréens féroces et tout aussi déterminés.

Ce soir, il sera question de se regarder dans les yeux, de se taper la tête contre le mur, de laisser la moitié du cerveau au vestiaire, de partir au combat et de jouer, jouer, encore et toujours.

Hugo Fontani et ses coéquipiers devront d’abord penser au positif, à cette très belle première phase du championnat où ils ont, petit à petit, tissé une toile dans laquelle leurs adversaires ont perdu leurs illusions.

Tout le labeur effectué depuis août dernier trouve son sens dans la demi-finale de ce soir. Mercredi, au bord de la Méditerranée, ils ont réussi un bel acte I. Ce soir dans une Kibitzenau bouillante, on attend l’apothéose.

Pour trouver un supplément de rage, les Strasbourgeois pourront aussi songer au contexte compliqué que vit le club depuis des semaines, pris en tenaille entre la Ville et l’Eurométropole, incapables d’accorder leurs violons et de prouver par un soutien réel et pas virtuel, qu’ils apprécient la progression du Team et son rôle actif dans le rayonnement de Strasbourg dans et en dehors des frontières de l’Hexagone.

« Les griefs, on les aura d’abord contre les Niçois, estime Sébastien Bérenguel, l’entraîneur du Team. Les joueurs sont très concentrés et vont tous tirer dans le même sens. Jouer chez nous, ça doit nous galvaniser. Le match aller avait été de haut niveau et ça va être pareil. La clé ? Serrer la défense tout de suite et être agressif. Si on y arrive, on ira en finale, on jouera en Euroligue l’an prochain et on aura mis nos noms sur les tablettes du club. »

De l’écume, des remous, des secousses… Cette demi-finale s’annonce explosive. Sur les coups de 22h, il y aura des larmes à la Kibitzenau. Pourvu qu’elles soient de joie.

L’affluence des grands jours est attendue ce soir à la Kibitzenau où la rencontre sera animée à grand renfort de son et de lumière comme lors du France – Serbie de Ligue Mondiale. Toutes les personnes qui se présenteront à l’entrée habillées d’un haut blanc auront l’accès libre aux gradins.

Ch.S. DNA le 04.06.2016

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