Water-Polo – Pro A: après Sète – Team Strasbourg (15-12)

Eparpillement fatal

Team Strasbourg - Sébastien BérenguelLe retour sur terre a été douloureux pour les Strasbourgeois dominés samedi par Sète dans un contexte particulier où le jeu alsacien s’est quelque peu dispersé.

Stéphane Bérenguel: «On a manqué de collectif». PHOTO DNA JF Badias

En Pro A , l’équipe en forme du moment est incontestablement Sète qui en est à trois victoires et une défaite. Les coéquipiers de Mathieu Peisson sont en tête du classement, ont mis des points au chaud et on est ravi pour eux.

C’est sur cette formation que le Team Strasbourg s’est cassé les dents samedi soir en n’ayant manifestement pas su se réhabituer aux joutes du championnat après avoir tutoyé le haut niveau en EuroCup la semaine dernière en Hongrie.

Les coéquipiers de Romain Blary ne sont pas les seuls à se faire cueillir de la sorte à la sortie d’une campagne européenne. Comme d’autres, ils ont laissé en route ce qui faisait leur force: jouer ensemble.

Excès de confiance?

«Quand on tient tête à des équipes hongroises, croates ou italiennes, on peut vite basculer dans l’excès de confiance et se prendre pour qui on n’est pas, admet Sébastien Bérenguel, l’entraîneur du Team. Je ne sais pas si c’est la raison de notre défaite mais l’évidence, c’est que nous sommes revenus dans le dur de cette EuroCup. »

Dans le match de samedi, la bascule a eu lieu en milieu de 4e période. D’une égalité à 4-4, le score passe brusquement à 7-4 grâce à Reixach Boix, Peisson et Kujacic. Strasbourg ne pourra pas faire mieux que de revenir trois fois à deux points avant de baisser définitivement pavillon.

Impatience fatale

«On a manqué de collectif et les individualités ont pris le dessus, regrette Bérenguel. Notre point faible actuel, c’est de ne pas savoir être assez patients et de prendre les tirs trop rapidement.»

Si on y ajoute des hésitations fatales en défense, il est clair qu’une partie du water-polo strasbourgeois a été oubliée quelque part entre la Hongrie et l’Alsace. La culbute était à craindre, elle s’est produite.

«Au-delà de l’ambiance tendue en bord de bassin, d’un joueur sétois qui m’insulte ou de choses incroyables vues à la vidéo, on se dit qu’on a grillé une possibilité de prendre des points qui auraient été importants pour le Top 4», conclut Bérenguel.

Prochain rendez-vous: la venue (le 24 octobre) du Pays d’Aix, précisément l’un des grands rivaux des Alsaciens. Ce soir-là, tout éparpillement sera à bannir.

Ch.S. DNA le 12.10.2015

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