WATER-POLO – Pro A masculine (demi-finale retour) : après Team Strasbourg – Nice (9-4)Parole à la défense

Mai 22, 2017 par team_user Categorie: Partenaires, Pro A, Water Polo 0 comments

Le Team Strasbourg s’est appuyé sur une défense de fer et un gardien en état de grâce, samedi soir, pour se hisser en finale du championnat de France.

Le Team Strasbourg (ici David Babic) a laissé l’attaque niçoise au pain sec et à l’eau samedi.  PHOTO archives  DNA – Jean-François BADIAS
Le Team Strasbourg (ici David Babic) a laissé l’attaque niçoise au pain sec et à l’eau samedi. PHOTO archives DNA – Jean-François BADIAS
 

« L’attaque fait lever les foules, la défense fait gagner les titres. » Appliquée au water-polo, la célèbre citation de Michael Jordan pourrait être un délicieux présage pour le Team Strasbourg.

La deuxième meilleure défense de la saison régulière a sorti les barbelés, samedi soir à la Kibitzenau, pour anéantir les velléités niçoises (9-4). Après la mi-temps, les Azuréens n’ont marqué qu’une seule fois face à des Strasbourgeois en mode muraille.

« À la mi-temps, je me suis dit qu’il fallait tout casser »

« Quelques petites erreurs de concentration nous avaient coûté cher à l’aller, remarque David Babic. On savait donc qu’en étant plus vigilants sur ces situations-là, on leur rendrait la tâche extrêmement compliquée. Dans les deux derniers quart-temps, on a démontré beaucoup d’agressivité et on a alors senti que le rapport de force tournait en notre faveur. Quand tu déploies autant d’énergie, c’est difficile pour l’adversaire de te marquer un but. »

Izdinsky, qui avait scoré quatre fois lors de la première manche, a été inexistant. Si la défense alsacienne s’est montrée aussi solide, hommage doit également être rendu à Hugo Fontani. Le portier du Team a été éblouissant samedi soir. Vingt arrêts au total pour le n°2 de l’équipe de France, né à… Nice il y a 22 ans. Son homologue, Rémi Garsau, avait été excellent à l’aller, mais Fontani lui a rendu la monnaie au retour.

« Je ne me préoccupe jamais de ce que fait le gardien adverse, ça me ferait sortir de mon match, révèle le dernier rempart strasbourgeois. À la mi-temps, je me suis dit qu’il fallait tout casser. C’était le moment pour sortir le grand jeu. Je ne sais pas si j’ai fait douter les tireurs niçois, il faudrait leur demander. Mais ce qui est sûr, c’est que j’avais de très bonnes sensations. Maintenant, il ne faut pas baisser la garde. Il y a encore deux gros matchs devant nous. »

Strasbourg peut rêver plus grand

La première manche de la finale se déroulera, samedi soir à Marseille. Irrégulier tout au long de la saison, le club aux 36 titres de champion de France est un Phénix qui renaît sans cesse. Il semble ainsi avoir retrouvé des couleurs au printemps, comme en témoigne sa double confrontation victorieuse aux dépens de solides Montpelliérains (10-7, 11-10). Dominé deux fois en saison régulière (8-12 en Alsace, 10-6 en Provence), le Team sait combien la mission s’annonce ardue.

« Que tu affrontes Marseille, Montpellier ou Nice, il n’y a pas une grosse différence, tempère David Babic qui avait échoué en demi-finale lors des quatre dernières saisons (trois avec Nice, une avec Strasbourg). On est capables de jouer Marseille les yeux dans les yeux. Il faudra être à bloc dès le match aller car, chez eux, ils sont très costauds. »

Avec une telle défense, Strasbourg peut rêver plus grand. C’est “MJ” qui le dit.

TP

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