WATER-POLO – Pro A: finale retour Strasbourg-Marseille (dem. 20h30)Si spécial

Juin 02, 2017 par team_user Categorie: Partenaires, Pro A, Water Polo 0 comments

Le Strasbourgeois Pierre Chion a évolué, durant quatre saisons, au CN Marseille. Un club qu’il retrouvera en finale retour du championnat, demain à la Kibitzenau.

Pierre Chion : « On doit être comme eux. En mission. »  Photo DNA – Michel frison
Pierre Chion : « On doit être comme eux. En mission. » Photo DNA – Michel frison
 

Chez les Chion, le polo est une affaire de famille, papa ayant porté le maillot de l’équipe de France A’. Pour Pierre, le tournant a lieu à l’âge de 14 ans. Tandis qu’il dispute la coupe de France des régions, celui qui porte alors les couleurs d’Argenton-sur-Creuse est repéré par le Cercle des Nageurs Marseillais. C’est le premier jour du reste de sa vie.

«Être champion contre eux, ce serait un truc de dingue»

«Marseille, c’était déjà la référence en France. Si tu vas là-bas, tu sais que tu vas réussir.» Le Rhodanien d’origine intègre le centre de formation du club phocéen. Il y côtoie quotidiennement les nageurs de l’équipe de France en commando avant les JO de Londres 2012 (Florent Manaudou, Camille Lacourt, Frédérick Bousquet…).

Un titre amer

À Marseille, Chion se constitue aussi un palmarès. International chez les jeunes durant quatre ans, il remporte la coupe de France et le championnat de Pro A en 2013. Un souvenir aigre-doux. «Je joue la finale aller du championnat et, dans la semaine qui suit, j’ai cinq minutes de retard à un entraînement. Le coach me prive du match retour. J’ai eu les boules, je me suis senti con. Encore aujourd’hui, j’ai du mal à me dire que j’ai été champion de France.»

Quelques jours plus tard, les dirigeants marseillais lui apprennent qu’il ne sera pas conservé. Chion est transféré dans le Nord. «Au départ, Lille m’a fait miroiter un projet ambitieux. En fait, c’était un traquenard. Je l’ai très mal vécu. J’ai pris 10 kg en une saison. J’étais à Lille mais j’étais encore Marseillais dans le cœur. Quand tu passes de la lutte pour le titre au ventre mou du classement, ça fait tout drôle…»

C’est l’ancien coach du Team, Sébastien Bérenguel, qui est à l’origine de son arrivée à Strasbourg à l’été 2014. Ironie de l’histoire, c’est suite à l’éviction de l’entraîneur que Chion, mis sur la touche en septembre dernier, est revenu dans l’équipe principale début 2017. Quelques mois plus tard, il fait partie intégrante du groupe qui visera, demain soir, la remontée après le naufrage de la finale aller (10-5).

«Marseille a près de 40 titres de champion ( 36 en fait, NDLR ), nous au Team aucun, c’est incomparable. Dès qu’ils se branchent en mode play-offs, ils ont le déclic dans leur tête. On doit être comme eux, en mission.»

Le déclic, Pierre Chion l’a eu, il y a un mois et demi dans la piscine des Provençaux. «Pour la première fois depuis que je ne suis plus là-bas, j’ai marqué contre Marseille. Refaire notre retard et être champion contre eux, ce serait un truc de dingue.»

TP

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