water polo – Après la finale aller Marseille – Strasbourg (10-5)L’amer à boire

Mai 29, 2017 par team_user Categorie: Partenaires, Pro A, Water Polo 0 comments

S’estimant lésés par plusieurs décisions d’arbitrage, les Strasbourgeois ont subi la furia marseillaise, samedi soir. Les chances de remporter le titre de champion de France sont désormais bien minces.

Le coach croate Igor Racunica et le Team Strasbourg ont vu rouge, samedi soir, à Marseille.  PHOTO DNA - Jean-François Badias
Le coach croate Igor Racunica et le Team Strasbourg ont vu rouge, samedi soir, à Marseille. PHOTO DNA – Jean-François Badias
 

Manifestement excédé par les décisions arbitrales, Igor Racunica a vu rouge samedi soir. L’objet de son courroux, le coach croate l’a fait connaître aux principaux intéressés. L’ire lui a valu une exclusion définitive – bien sévère – suivie, quelques instants plus tard, de celle dont a été sanctionné, dans la piscine, Pierre Chion.

« Les fautes n’ont pas été sifflées de la même manière »

« D’un côté à l’autre du bassin, j’ai le regret de constater que les fautes n’ont pas été sifflées de la même manière, fulmine Stéphane Metzger. L’un de nos joueurs (Jablonski) s’est fait mordre à sang, au niveau de la main, par un adversaire marseillais. Cela n’a même pas fait l’objet d’une faute simple. C’est hallucinant. »

Entre exclusions et penalties oubliés, le directeur sportif du Team s’étonne de « la disparité de traitement entre les deux équipes. Nous ne demandons pas grand-chose, juste d’avoir un arbitrage équitable. Cela n’a pas été le cas. Marseille n’a besoin de personne pour gagner les matchs. Ils ont largement mérité leur victoire. C’est juste que cinq buts d’écart, ça laisse un goût amer. »

Le Team Strasbourg, peut-être inhibé par l’enjeu d’une finale, n’a été que l’ombre de lui-même dans la piscine marseillaise. Un fantôme de l’équipe qui a achevé la première phase en tête du championnat. « On n’a pas été bons du tout. On n’a pas joué, on n’a pas été à la hauteur de l’événement. C’est une immense déception » ne pouvait que déplorer Pierre-Frédéric Vanpeperstraete.

Face à Marseille, cador habitué à la saveur des play-offs, de telles errances ne se pardonnent pas. « En défense, on a pris des buts en pointe largement évitables, estime PFV. On a manqué de vigilance et de concentration sur plusieurs actions. En attaque, on n’a marqué qu’un seul but sur dix situations de « zone + ». C’est bien trop peu. On ne peut rien espérer dans ces conditions. »

Le Cercle des Nageurs Marseillais, qui a parfaitement maîtrisé son affaire samedi soir, se dirige tout droit vers un trente-septième titre de champion de France, le troisième consécutif. Battre Marseille n’est déjà pas une évidence (NDLR : Strasbourg a perdu trois fois en trois matchs cette saison). Mais le faire avec cinq buts d’écart ou plus relève presque du miracle.

« Tant qu’il y a un peu d’espoir, on ne va pas baisser la tête, annonce Vanpeperstraete. On va y aller sans aucun complexe. Certes, on part de loin mais je suis convaincu que, sur nos qualités, on est largement capables de renverser la situation. Il faudra faire un très grand match pour réussir la « remontada ». » Rendez-vous est pris, samedi soir (20h30), à la Kibitzenau.

TP

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