Water-polo – Pas de Coupe d’Europe pour le Team Strasbourg

Août 04, 2016 par team_user Categorie: Pro A, Water Polo 0 comments

Le choix de la raison ?

Le Team Strasbourg a décidé de renoncer à participer à l’EuroCup pour laquelle il s’était pourtant brillamment qualifié grâce à sa 3e place de Pro A. Les raisons sont financières et stratégiques.

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L’international Arnaud Jablonski (à gauche) retrouvera son ancien coéquipier à Nice David Babic sous le pavillon du Team Strasbourg.

C’est une décision qui peut surprendre : alors qu’il annonçait vouloir renouer avec une Coupe d’Europe à long terme (ce qu’il a fait la saison dernière avec le premier tour de l’EuroCup à Budapest), le Team Strasbourg (TS) vient de faire machine arrière.

Troisième du classement de Pro A 2015/16, le club strasbourgeois a choisi de céder sa place en EuroCup au profit du Pays d’Aix.

Stéphane Metzger, directeur sportif du TS, explique les raisons qui ont motivé ce renoncement.

« On est passé à deux doigts de la fermeture. On ne l’oubliera pas »

– Pourquoi le Team Strasbourg ne participe-t-il pas à l’EuroCup en octobre prochain ?

– Aujourd’hui, on doit faire des choix car financièrement, on n’a pas… le choix. Ce déplacement en EuroCup, une affaire de 10 000 euros, n’est pas financé. L’an dernier, la Ville nous avait donné un coup de pouce mais ce n’est plus le cas. En plus, on nous a demandé de faire des efforts pour faire baisser la masse salariale ce qui a été fait. Du coup, le niveau de l’équipe a baissé ce qui a aussi contribué à ce que l’on renonce à l’EuroCup.

– Organiser ce premier tour d’EuroCup à la Kibitzenau aurait pu être une alternative ?

– Oui mais à condition que les délais soient raisonnables ce qui n’est pas le cas. Pour organiser le match France – Serbie de World League (le 16 février dernier) , on a eu six mois. Pour un premier ou un 2e tour d’EuroCup, c’est quinze jours…

– Etre absent d’une compétition européenne peut être préjudiciable sportivement pour lancer la saison…

– Ce n’est pas sûr car l’an dernier, on a mis un mois à se remettre de la semaine d’EuroCup à Budapest. Au retour de Hongrie, on était cramés et on a ensuite perdu nettement en championnat à Sète. Du coup, le bénéfice sportif, on ne l’a pas vu…

– Ce renoncement est-il aussi lié au départ de Romain Blary ?

– Oui, c’est une des raisons. Pour être performant en championnat de France, avoir un grand avant de pointe ne se justifie pas. Mais ça l’est en Coupe d’Europe.

– Ce qui signifie que vous n’avez pas pu lui trouver un remplaçant…

– Trouver un avant de pointe du niveau de Blary en France est impossible. On aurait pu en chercher hors du pays mais dans ce cas, on ne respectait plus le gentlemen agreement signé entre les clubs de Pro A au sujet des joueurs étrangers. Ou alors, on se séparait d’un de nos étrangers (Racunica, Bratic, Babic et Sutic) ce que nous ne voulions pas.

– Malgré ce non à l’EuroCup, le Team Strasbourg reste attractif ?

– Tout à fait. Pas mal de nos joueurs ont été sollicités par d’autres clubs mais à part Blary, personne n’est parti.

Inversement, on a été contactés par des joueurs qui auraient pu nous permettre de bâtir une équipe plus forte que l’an passé. Mais on s’est contenté de faire signer Arnaud Jablonski (32 ans, Nice).

– Au final, quel dernier regard jetez-vous sur la saison passée ?

– Qu’on est passé à deux doigts de la fermeture… On ne l’oubliera pas. Ce qu’on retient surtout, c’est la 2e place avant le play-off, la 3e place et le podium ainsi que le match France – Serbie de Ligue Mondiale à guichets fermés. Ces choses ont de l’impact auprès des collectivités et des partenaires privés. Bien plus que d’aller jouer une semaine en Hongrie en Coupe d’Europe.

DNA du 4 août 2016

Ch.S.

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