Plongeon – Projet Rio-2016 du Team Strasbourg

S’il n’en reste qu’un…

Gwendal Bisch est le dernier rescapé du Projet Rio-2016 du Team Strasbourg. Aurélien Bonneau et Alexis Jandard ne sont plus dans le coup.

Gwendal Bisch est toujours en lice pour les Jeux de Rio. PHOTO DNA – Laurent Réa

Depuis des mois, le club respire la sueur olympique. Autour d’Alexis Coquet, l’entraîneur du Team Strasbourg, ils étaient trois à envisager leur futur à Rio-2016. Après le Meeting de Paris, deux sont sortis du jeu, seul Gwendal Bisch a passé l’obstacle. Contre toute attente.

Attention, le chemin vers les anneaux n’est pas bouclé pour autant. Il reste l’ultime barrière, celle d’une Coupe du monde, à Rio aussi, dans le bassin des Jeux, en février.

Coach Coquet a déjà vécu l’expérience, quand il était encore plongeur. En 2008, à Pékin alors, il avait manqué la qualification de pas grand-chose, elle était pourtant à portée de tir, dans l’ordre du possible. Dans la foulée, avec toutes ces blessures, il avait rangé le maillot de bain, à 22 ans.

« C’est une ambiance insupportable, avec 170 plongeurs venus du monde entier pour décrocher les dernières places pour les Jeux. On présente un saut toutes les quarante-cinq minutes, soit six fois six secondes d’effort en cinq heures de compétition.

« C’est hyperdur psychologiquement. Alors, même si 2016, c’est peut-être tôt pour les Jeux, c’est un moment à vivre, pour être prêt en 2020 (pour les J.O. à Tokyo). »

Aurélien Bonnaud, candidat à 10m, ne sera pas à la Coupe du monde, donc pas aux Jeux. Lui envisage une reconversion sur les hauteurs du plongeon de falaise. Lequel pourrait bien, un jour, être au programme olympique.

Une déchirure abdominale qui tombe au pire moment

Alexis Jandard, l’ancien gymnaste, était un candidat aussi sérieux que crédible, à 10m lui aussi. Mais, la veille du meeting parisien, il se déchire les abdominaux. Il sort malgré tout un énorme concours, échoue à trois points. Alors qu’il tape largement plus haut quand il n’est pas blessé.

« Ça a lâché, voilà, commente le garçon (18 ans). À quelques jours près, c’était bon. J’étais prêt, alors c’est difficile. Dans ces cas-là, on ne sait pas comment réagir. On donne beaucoup pour y arriver, ça monte, ça monte puis, d’un coup, tout redescend. C’est dur à vivre, ça me fait mal à l’aise. Mais pas question d’arrêter, il ne faut pas lâcher là-dessus. Je suis encore jeune (sourire). »

Reste donc le seul Gwendal Bisch (17 ans). « Je lui ai dit de tenter le coup, s’il réussissait ce serait un exploit, raconte l’entraîneur. Lui, cette saison, vise plus les compétitions jeunes. »

Il y aura les Championnats d’Europe juniors, puis du monde. Cette Coupe du monde n’était pas à son programme. « Il a sorti un 375 (à 3m) au bon moment. » C’est son nouveau record, il l’a décroché au culot.

« Je voulais simplement faire de mon mieux, juste de mon mieux, commente l’intéressé. Cette Coupe du monde, c’est génial d’y aller, il y aura les meilleurs plongeurs. Les Jeux, je ne m’y projette pas, ce sera vraiment dur d’y aller. Ce serait quand même énorme… »

Alexis Coquet n’en rejette pas l’idée : « C’est jouable. » Il y a une trentaine de points à gratter, une place parmi les 18 premiers à accrocher.

« Depuis la fin de l’année dernière, on a ce projet olympique, détaille l’entraîneur. On me disait que c’était trop tôt, que ce serait complexe. Mais il y a une progression, une émulation entre eux.

« Dans ma tête, je voulais qu’ils vivent l’expérience d’une qualification olympique. Pour 2016, ça peut le faire, mais si c’est pour 2020… Cela tire chacun vers le très haut niveau. » Et c’est toujours cela de gagné.

S.Ba., DNA le 25.12.2015

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