Plongeon – 20e Coupe du monde à Rio de Janeiro

À Rio pour revoir Rio

Le Strasbourgeois Gwendal Bisch dispute la Coupe du monde de Rio qui qualifie pour les Jeux, à Rio.

Gwendal Bisch (17 ans) est à Rio pour une qualification olympique. PHOTO DNA – Laurent Réa

Ce week-end, Gwendal Bisch dispute la Coupe du monde la plus importante de sa carrière. Elle peut lui ouvrir les portes des Jeux, cet été. Qu’il se classe dans le Top 20 et son ticket olympique sera validé, aux 3 m.

« Quoi qu’il se passe, ce qu’il va vivre, c’est énorme ! » Son coach, Alexis Coquet, connaît bien cet événement d’avant JO, qui rassemble quelque 70 candidats pour peu d’invitations au final. Lui-même, quand il était encore plongeur, avait tenté le coup, en 2008. En vain.

Six plongeons en six heures

« Je sais ce qu’il ne faut pas faire, sourit-il. Même si chacun ne fonctionne pas de la même manière, il ne faut jamais croire que c’est fait, même si tout se passe bien au début. L’inverse est vrai aussi. On ne se bat pas contre un total de points, mais les autres. »

Malgré tout, la qualification est estimée autour des 415. « Gwendal les a dans les pattes, assure l’entraîneur. C’est jouable. » Mais gare au contexte : « Il y aura 70 mecs, des bons, qui veulent aussi aller aux Jeux. » Cette Coupe du monde, organisée traditionnellement dans la piscine même des Jeux, la pression est intenable.

« Tous les quatre ans, il y a des surprises. Certains jouent leur vie là-dessus. C’est dix ans de travail qui se vivent en une après-midi. Nous ? On le prend cool. Gwendal s’est pris une claque à Rostock (une autre Coupe du monde) , y a disputé la pire compétition de sa vie. Il s’est repris aux “France” (à Strasbourg) , ça m’a rassuré. »

Le jeune homme (17 ans) fait appel à un préparateur mental – « Il peut l’appeler nuit et jour, si besoin » – et cela l’aide. Il aura besoin d’avoir les nerfs solides à Rio. Cette Coupe du monde, elle dure six heures. « C’est dur de rester concentré aussi longtemps. Le mieux est de ne pas regarder le classement. Il ne faut ni être spectateur ni s’impatienter en attendant son tour. »

Le plongeur va se concentrer sur chaque plongeon (six en tout), l’entraîneur passera les consignes selon l’évolution du pointage. « Je sais comment il fonctionne, quoi lui dire selon son classement. C’est un guerrier, un tueur. S’il ne se rate pas après les plongeons les plus difficiles – ceux du milieu –, s’il les passe bien et qu’il y a un coup à jouer, je lui fais confiance. Il ne se loupera pas sur les derniers ! »

S’il ne parvient pas à se qualifier pour les Jeux, il restera l’expérience. « Cette compétition, le contexte, il s’en souviendra toute sa vie. C’est quelque chose qu’il faut avoir connu. » Sa carrière est loin d’être bouclée. « S’il réussit, l’élève aura dépassé le maître », se marre le coach, 36e en 2008, mais pas qualifié olympique.

S.BA. DNA le 18.02.2016

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